Procrastination

Procrastination :
n.f. , langage soutenu ; tendance à remettre au lendemain les décisions ou leur mise en oeuvre

mardi 27 mars 2012

C'est un mec, il prend une caisse. Et puis il la repose. Au travail !

Alors oui, c'est vrai, c'est pas passionnant un mec qui soulève un cube pour le reposer.
C'est vrai que c'est pas super trépidant comme action, bien qu'on puisse amener des variantes.
C'est vrai enfin qu'il est difficile à prendre du plaisir à traiter ce sujet en une soirée.

Mais... 

    Et voilà, ma rhétorique m'a eu !

En réalité, il s'agissait une fois de plus de travailler les anticipations d'un mouvement et ses réaction, en y ajoutant cette fois un jeu d'acteur.

mercredi 14 mars 2012

J'aime pas l'ananas.



  Mais bon, à l'aquarelle (ENFIN ! de l'aquarelle alors que je désespérais !!! Aaaah au diable cette gouache infernale, à présent je peux rejoindre le pouvoir de l'eau et des palettes qui se lavent en deux secondes ! MOUAHAHAHAHAHA !!!), je ne dis pas.

  La zone pas finie sur la droite est à moitié dûe à un effet de style, et à une autre grosse moitié au temps que je n'ai pas eu en fin de cours : mais ça rend bien, c'est l'essentiel.

mercredi 7 mars 2012

Pastels !


  Alors pour ceux qui se demandent "Qu'est-ce que mais bon sang d'où hein quoi ?" : ceci est un "dessin d'objet".
   Jusque-là je n'en ai publié aucun, pour deux raisons: d'abord parce qu'on a fait beaucoup de dessins au trait, au fusain, qui ne trouvent leur intéret que dans le fait de bosser une journée dessus, mais en soi c'était pas forcément hyper esthétique; et puis accessoirement parce que c'est du format raisin, soit 50x65 cm, et que je n'avais pas d'appareil photo.

   Le dessin d'objet en trois mots : en gros il

   Comme ce n'est manifestement pas assez, rajoutons des mots : en gros, il s'agit de représenter, en atelier (c.a.d sur chevalet, en partageant les modèles) un ou plusieurs objets avec la plus grande exactitude possible, tout en essayant de faire que ça soit pas trop moche (les deux vont de paire en général). Pour cela, on passe huit heures dessus, et la technique évolue au fil de l'année.

   C'est ainsi que pour la première fois depuis septembre, nous sommes passés à la couleur ! (< effet kitch rappelant dangereusement l'ère de Skyblog, repaire pour collégiens en manque d'attention) Voilà donc comment nous nous sommes mis aux pastels.
   Et pour ceux qui se demandent toujours "Qu'est-ce que mais bon sang d'où hein quoi ?", non, ce ne sont pas ces crayons colorés huileux dégueulasses qu'on utilise en maternelle pour barbouiller une pauvre feuille innocente jusqu'à ce qu'elle prenne un ton "vomi", mais des craies qui se superposent très bien, s'estompent et permettent de peindre sans peinture. Un médium aussi puissant que la peinture à l'huile mais maniable comme les crayons, si c'est pas génial ça.

    J'en profite pour saluer au passage Jean-Charles Peyrouny, mon prof de dessin de l'année dernière, pastelliste de son métier avec qui je n'avais malheureusement pas eu le temps d'aborder cette technique. Je vous incite à aller faire un tour sur son blog , et pour les Bergeracois à aller jeter un oeil à sa galerie à l'Académie Pictura (dans la rue derrière la librairie Montaigne).

    Sur ce, à très bientôt !

mardi 6 mars 2012

FUCK OFF : FUnny, Cohlian, Kinda Odd Functioning Failure

  Une rubrique un peu spéciale aujourd'hui, puisqu'elle aurait du voir le jour il y a quelques semaines, et que je vous propose d'y constater les conséquences psychologiques que peut avoir une journée de sculpture pour nous autres pauvres aprentis dessinateurs.

  Alors que nous finissions notre troisième séance de modèle vivant (là vous vous demandez pourquoi vous n'avez jamais pu voir les deux premiers, et je vous répondrai... un jour), il vint enfin le temps interminable que met le professeur à faire le tour de la salle pour noter les productions. Le plan démoniaque qui avait germé dans nos têtes quelques heures auparavant débuta donc: ALIEN, le Retour !!! Ainsi, au lieu de détruire ma sculpture dès qu'elle fut notée, nous mîmes en scène la seconde intervention de l'extra-terrestre tueur dans ce cours.






   -Docteur, je crois que j'ai tendance à entraîner mes camarades dans l'assouvissement de mes pulsions meurtrières.
   -Vous êtes étudiant à Emile Cohl, n'est-ce pas ?
   -C'est exact.
   -Alors ne vous en faites pas, c'est un effet secondaire très commun : tout va bien.

        Merci à tous ceux qui y ont participé.



   Et comme je viens de tomber dessus, voici les deux premiers modèles vivants:



Pose assise, le modèle n'a pas passé la journée penché en avant
Faute de terre ce jour-là certains on du se limiter à une moitié

mercredi 29 février 2012

DA n°4


   Déjà le quatrième dessin animé de l'année, alors que le deuxième trimestre touche à sa fin, que The Artist collectionne les figurines dorées et que ma balance de sommeil a drastiquement rebaissé au retour des vacances.
   
   Me revoilà donc à fond, boosté par le rendu de ce DA mardi et celui d'une étude doc aujourd'hui, qui m'ont vallus deux nuits particulièrement intenses (mais pas blanches fort heureusement) : pour comprendre, je vous renvoie à la définition en haut de la page. Je m'excuse aussi auprès de ceux qui viennent ici t régulièrement -je les remercie beaucoupd'ailleurs- : deux semaines sans rien poster, c'est long, mais rassurez-vous, il y a de la matière qui arrive :)

   
           Et sans plus attendre, les nominés pour le meilleur film d'animation :



           Et le Méouédoncornicar est attribué à

 ... The Artist !

     Bah tiens, ça m'aurait étonné...

dimanche 12 février 2012

L' Apocalypse selon P'tit Rex

  
  Contemplez-bien ça. 
Prenez le temps de l'apprécier. 
Savourez ce travail.

   Entendons-nous bien : je ne fais pas un complexe de génialissimitude (pas plus qu'à l'ordinaire), mais par un facheux concours de circonstances implicant une tendance à l'auto-encouragement par la procrastination, j'ai terminé ces deux planches à cinq heures et demie du matin cette semaine. Et comme je suis un grand malade, j'ai trouvé ça classe de faire nuit blanche.

Ca ne l'est pas.
Du tout.

  Alors vous comprendrez la psychose qui tourne autour d'elles maintenant.

   Ceci étant dit, le sujet était de réaliser une bande dessinée pour magazine jeunesse, sous forme de strips, d'histoire sur plusieurs, ou, comme ici, sur une page. Au delà de cette liberté, il fallait que cela tourne autour de la CATASTROPHE ! 
   Voilà donc P'tit Rex, qui jour après jour se persuade que la fin du monde est proche, en inventant toutes les situations possibles et imaginables. 
   Heureusement pour eux, ça n'arrivera pas... 
   ...euh...
 ... Enfin, pas tout de suite.
   


   J'ai fait de mon mieux pour que la version numérisée soit lisible; j'espère que ça ira. Autrement n'hésitez pas à me le dire et je referai le texte à l'ordinateur :)

      A bientôt !

jeudi 9 février 2012

"Et comme ils n'étaient pas tous amoureux, ils mouroient de faim."

   Non, je ne me suis pas planté dans l'orthographe de "mourir", puisque cette phrase est tout droit tirée d'une vieille édition des contes de Perrault où tous les verbes se conjugoient comme ça à l'imparfait. Et au risque de me répéter, je ne me plante jamais, c'est bien connu.

"Il y avoit quatre heures qu'ils se parloient, et ils ne s'étoient pas dit la moitié des choses qu'ils avoient à se dire.
   Cependant, tout le palais s'étoit réveillé avec la princesse : chacun soigeoit à faire sa charge;
et comme ils n'étaient pas tous amoureux, ils mouroient de faim. "


   Sujet d'Histoire des Médias, deuxième matière théorique après la culture cinématographique : il s'agissait de choisir un conte de Perrault ou des Grimm et d'en réaliser une illustration comme si elle devait s'ajouter au texte dans une édition. Je ne vous recopierai pas le texte que j'ai rédigé à l'ancienne, avec un stylo et une feuille quadrillée (si si, ça existe encore), étant donné l'heure à laquelle je poste ça.
   Mais pour vous expliquer un peu, la citation m'a frappé par sa modernité. Quand on dit "contes", on ne pense pas vraiment à ce genre de cynisme ; deux tourteraux se parlent d'amour durant quatre heures et en attendant, le château a la dalle. En plus, c'est l'occasion de préciser que si mon prince ne porte ni armure ni épée, c'est que dans le conte de Perrault, celui-ci est un bel arriviste qui passait par là et qui a pour seul mérite d'avoir interrogé quelques payans sur le château de la Belle (autrement, les ronces s'écartent toutes seules, la princesse se réveille dès qu'il entre... Bonjour, j'ai vu de la lumière ! Pas très héroïque tout ça, et l'auteur joue là dessus.

Sur ce, je vais terminer ma nuit blanche :)